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estinto
pierre-yves martel viola da gamba soprano, harmonica
Estinto cover

estinto is characterized by slow music, extended in time and riven by isolated events in a frame of silence. through restraint, observation and control, the interplay of viola da gamba and harmonica opens a space wherein each instrument can extinguish itself and finally blend into a single unearthly soundscape.

like a painter working at the intersection of shadow and light, pierre-yves martel gives voice to silence in a subtle play in which every intervention draws, in ghostly lines, the contours of a sonic architecture that is both distinct and enigmatic. the constancy with which pierre-yves martel explores a single idea in order to give form to empty space make this work a fascinating exploration of spatiality and time, and an invitation to reflect. 

estinto propose une musique lente, étendue dans le temps, ponctuée d'événements isolés que le silence sculpte. tout en retenue, observation et contrôle, le jeu simultané de la viole de gambe et de l’harmonica ouvre un espace dans lequel chaque instrument peut s’éteindre pour finalement disparaître dans un son inusité, irréel.

à la manière d’un peintre qui crée entre ombre et lumière, pierre-yves martel fait vivre le silence dans un jeu subtil où chaque intervention fait progressivement apparaître une architecture sonore faite de lignes fantômes, à la fois pures et énigmatiques. avec constance, une même idée est explorée dans un souci permament de mettre en valeur l’espace qui nous entoure. pierre-yves martel invite les auditeurs à un moment de réflexion, une expérimentation conjointe du temps et de l’espace.


ross murray recording
harris newman mastering
thierry azam photo
pierre-yves martel production

e-tron records ETRC025

 
Pym indeep 1
upcoming concerts
27.03.18 fragment, metz [france]
26.03.18 plattform nicht dokumentierbarer ereignisse, köln [germany]
 
past concerts
14.11.17 le 102 rue d'alembert, grenoble [france]
08.09.17 mai, montréal [canada]
02.05.16 innovation en concerts, montréal [canada]
03.03.16 le cabinet, geneva [switzerland]
27.01.16 daïmôn, hull [qc]
07.11.15 merge, vancouver [canada]
28.10.15 plattfon, basel [switzerland]
10.05.15 neue musik in st-ruprecht, vienna [austria]
07.05.15 festival umlaut, église saint-merri, paris [france]
01.11.14 naada yoga, montréal [qc]
14.10.14 dawawine, beirut [lebanon]
02.09.14 mardi spaghetti, montréal [qc]
08.08.14 festival écouter pour l’instant, bourgnac [france]
07.08.14 festival écouter pour l’instant, bergerac [france]
06.08.14 festival écouter pour l’instant, saint-avit-de-vialard [france]
05.08.14 chapelle de l'orangerie de mont-royal, montréjeau [france]
 
reviews
grant chu covel, la folia [usa]
who would have thought that viola da gamba and harmonica blend so well together! martel’s hour-long estinto firmly aligns him with late cage and the wandelweiser group, composers / performers of slower, silence-filled music. the combination sounds precisely like a shō which recalls cage’s similarly paced one^9. martel typically provides two closely spaced notes at once on harmonica and gamba, but ofttimes two notes on gamba and a third on harmonica, or two harmonica notes with a gamba tone. the experience can be to puzzle out what’s being sounded, or it can be simply to enjoy the weighted but calming tones and alternating embracing silences.
 
ken waxman, the whole note [canada]
postmodern to the tip of his orchestral bow, montréal-based pierre-yves martel has created a single track, 54-minute cd dedicated to estinto or extinguished timbres, that is ones sounded briefly and barely audibly. yet he’s created this futuristic equivalent of a visual artist’s sparse canvas using primordial and baroque-era instruments — harmonica and soprano viola da gamba respectively — often played synchronously if not in harmony.

interlaced among these textures, which at points can suggest ratcheting percussion or harmonium-like euphony, are protracted silences. their frequent, but intermittent, presence becomes as much a part of the album’s soundtrack as the tones which sometimes swell northwards of pianissimo. overall many of his narrative tones seem as fine as micron wire. eventually though the peeping wheezes and single-string sweeps attain polyphonic cross talk encompassing varied tempos and pitches. likely using scordatura or non-standard tuning to extend his viola da gamba’s range and techniques, during certain passages martel produces electronic-reminiscent tones acoustically. with the track’s concluding minutes enlivened by a brief harmonic upsurge of bell-like peals before subsiding, the unique program continues to makes its haunting presence felt as much through cerebral memory as aurally.

julien héraud, improv-sphere [france]
j'ai eu plusieurs fois l'occasion d'écouter des disques sur lesquels pierre-yves martel intervenait (en compagnie de jim denley, magda mayas, éric normand, et d'autres), mais je ne l'avais encore jamais entendu en solo. par rapport aux quelques projets auxquels ce musicien québécois participe, que ce soit à l'électronique ou sur instruments, je m'attendais à un disque de musique improvisée, réductionniste sûrement. et pourtant, estinto, c'est bien plus que ça en fait.

estinto est une longue pièce minimaliste dans sa forme et ouverte dans son contenu. pierre-yves martel joue simultanément une ou quelques notes de viole de gambe et d'harmonica espacées toujours par de longs silences aux durées aléatoires (à moins qu'elles ne soient relatives à la durée des sons ?). la forme est très claire, mais le contenu des interventions instrumentales est plus variable. on peut aussi bien entendre des cordes qui crissent, le souffle de l'harmonica, les extrêmes de chaque instrument, une bribe de mélodie, des consonances, des dissonances, etc. la dynamique et le volume restent égaux, mais l'intention n'est pas toujours la même en quelque sorte. cependant, les notes comme l'harmonie sont toujours présentes, de manière claire et mélodique parfois, de manière spectrale et harmonique, ou bien de manière dissonante.

pierre-yves martel propose ainsi une grande suite d'événements sonores et instrumentaux structurés par des silences. estinto est une pièce aux accents marins et oniriques, il s'agit de vagues sonores fantomatiques et poétiques qui surgissent et disparaissent dans des silences. des silences qui ne sont pas pesants, pas si longs, qui laissent juste le temps de s'imprégner des courts événements sonores. c'est juste beau, sensible, discrètement dissonant et profondément musical, discrètement silencieux et profondément immersif.


pierre cécile, le son du grisli [france]
je n’ai d’abord pas voulu savoir de quel instrument joue pierre-yves martel. j’ai écouté, et j’ai entendu une cymbale, un souffle d’anches, un melodica, etc. qui y allaient de leur note tenue quelques secondes les uns après les autres et parfois (plus sauvage) en même temps. mystérieux, tout ça (d’autant qu’entre les notes il y a des silences qui font réfléchir). 

a force de ruminer, je suis allé lire les inscriptions de la pochette : viole de gambe (soprano) et harmonica. comme je suis de mauvaise foi, je peux avouer que je ne me suis pas tellement trompé, si l’on prend en compte que martel joue souvent simultanément la même note aux deux instruments = c’est une sorte de nouvel instrument qu’il m’aurait fallu deviner. reste un nouveau mystère : comment fait-il pour nous tenir en haleine avec cette suite de sons crissants (& improvisés) ? son minimalisme (réductionnisme, si j’osais…) nous scotche par sa haute tenue. et quand ce n’est pas le cas, c’est qu’il nous surprend en vrillant mélodique. entre feldman et capece, pour les amateurs…


frans de waard, vital weekly [netherlands]
the name pierre-yves martel we have encountered before, mostly working with others, such as being part of the duo sainct laurens (vital weekly 970), the quartet quartetski (vital weekly 929) and various more impromptu improvisations with carl ludwig hübsch and philip zoubek (vital weekly 890), martin tetreault and philippe lauzier (vital weekly 812). this might very well the first time i review a solo recording of his and i am not sure if this is a live recording or not. i must admit it does sound like one, captured in a place with some natural reverb; perhaps a church or a chapel. this is music with much silence between the notes. martel plays here viola da gamba soprano and harmonica and plays a few notes on either instrument and then remains quiet for a couple of seconds. judging by hearing this, these moments of silence are not perfectly timed, nor are the amount of notes fixed in each of the bits that actually is the music (of course, of course, I know, silence is a rhythm too). sometimes they are a bit longer and sometimes quite short, but they are never under a few seconds anyway. it makes listening to this quite a radical experience, not one that can easily does while engaging in something else. this is something that requires one's full attention i would think and only then it works quite well. i was distracted by the phone half way through for a short while and then found myself starting all over again, to soak up the true spirit of the piece. not the easiest music around but one with quite some beauty hidden in both music and the silence that surrounds it; or vice versa Iof course.